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Tout Bascule; Chapitre 1

Chapitre 1




Quand elle entra dans la petite maison, Céline constata que tout était encore comme la dernière fois qu'elle était venue, il y a une semaine, juste avant la reprise des cours. Elle allait déposer ses affaires dans sa chambre, une des trois chambres du troisième étage. La maison était d'un teint sombre, elle contenait en tout quatre étages. Au rez-de-chaussée, il y avait le grand salon, simple, il contenait trois grands divans, une table basse et une grande table entourée de chaises. Ensuite, il y avait la grande pièce où se trouvaient six lits, c'était la chambre commune des garçons. Au premier étage, il y avait la cuisine et une pièce où Daryl passait le plus part de son temps à compter sa fortune, à gérer les papiers des comptes de gestion de la maison, du château et de son entreprise, dans cette pièce il y avait également la chambre de Daryl. Au troisième étage se trouvait trois chambres et la salle de bain. Le dernier étage était tout simplement le grenier. La maison se trouvait dans un petit quartier dans une rue assez étroite, la maison était reculée et entourer d'autres maisons.
Quand elle redescendit, Martin s'en allait. Elle se retrouvait donc seule dans sa nouvelle famille, pour la deuxième fois.
Toutes les semaines, elle retournait chez son oncle avec Martin, son cousin, pour aller à l'école. Daryl habitait trop loin pour que la jeune fille puisse aller de là jusque l'école, et le vendredi soir après avoir été au centre équestre pour monter son cheval, son cousin la reconduisait chez Daryl. Son oncle, Carle, habitait au centre équestre, il était le mari de la patronne.

Daryl était un vieil homme et c'est certainement pour cette raison que Céline avait peur d'être abandonner une troisième fois.
- N'ai pas peur, jamais je n'ai abandonner mes garçons, même le plus casse pied, alors je ne t'abandonnerais pas non plus. Lui avait-il dit.
Elle n'était pas sûr de le croire, on lui avait déjà dis cela et jamais on n'avait tenu cette promesse.
Bien sûr que Daryl n'avait jamais abandonnée tous les enfants qu'il avait recueillis, mais maintenant il se faisait vieux et il était malade, une maladie qui peut être grave.
- Je n'ai que 60 ans, lui apprit-il, je paraît plus vieux, je sais, mais c'est aussi parce que je me tiens un peu courber, toujours avec ma canne.
Céline pensait qu'il ne se rendait pas compte de la réalité, ou qu'il voulait se la cacher.
Daryl se redressa sur sa chaise et s'exclama:
- Indeed my boys, au travail!
Comme d'habitude, il avait prononcé ces mots avec son fort accent anglais.
Souvent, l'accent de Daryl, Nancy et de sa bande faisait sourire la jeune fille. Ils étaient anglais et parlaient souvent leur langue entre eux, Céline ne comprenait rien mais essayait de repérer deux ou trois mots qu'elle avait appris à l'école. Cela faisait deux ans qu'ils avaient quitté Londres pour venir habité en Belgique. Céline ne savait pas la raison pour laquelle ils avaient déménager et ne la saura sans doute jamais.
Les six garçons se levèrent, elle se leva aussi. Le chef enfila son long manteau noir, prit son grand chapeau noir, sa canne et, suivit de sa fille Nancy, sortit derrière les garçons.
Céline se tenait à côté de lui, ils marchèrent le long de la petite rue avant de déboucher dans la grande rue principale. Les passants étaient plus nombreux que la dernière fois. Nancy s'écarta du groupe pour commencer son travail. Les garçons se dispersèrent. Daryl partit de son côté tandis que Céline rejoignait Rayan, le plus vieux des six garçons, il était aussi le vrai fils du chef et le frère de Nancy. Il était très futé et plus malin que les autres. Grand, toujours avec un air agressif, il portait toujours une longue veste et un chapeau, tout comme son père.
Son meilleur ami était Swan, plus âgée de deux ans, il avait un penchant pour l'amusement, son jeu favoris: lancer des bouts de pain sur la tête de ses camarades...
Céline était à côté de Rayan et l'imitait en glissant ses mains dans les poches des passants et sur les étalages des commerçants.
Pour survivre chez la vieil homme, une seule règle: Voler.
Elle n'y était pas encore tout à fait habituer et cela la gênait encore beaucoup, pourtant malgré sa grande gentillesse, le chef lui faisait un peu peur.
Les règles d'or pour bien voler: Discret, futé, rusé, ne pas se faire prendre, savoir jouer la comédie et surtout ... courir vite, très vite.
Céline a toujours été nul à la course, c'est pour cette raison que Daryl la faisait courir tous les jours la grande rue, allée et retour, avec Swan qui lui tenait la main et qui la tirait. Elle n'arrivait presque jamais à suivre le rythme, mais il ne faut pas dire qu'elle ne s'améliorait pas, juste qu'elle progressait à sa vitesse... Bien sûr, la jeune fille avait déjà demandé à Daryl pour le faire avec Rayan...
- Non, Rayan court encore plus vite que Swan et en plus, il ne te tirera pas, il t'attendra. Ce qui fait que ça ne t'obligera pas à courir plus vite...
Lui avait répondu son chef.
C'est vrai qu'elle ne courait pas très vite, mais quand ils étaient réellement poursuivit par des policiers et qu'ils étaient obliger de courir vite pour ne pas se faire prendre, là elle dépassait tout le monde. Oui, tout le monde. Mais en trichant. Elle sortait son porte-clé, un cheval blanc transparent qui se cabre, elle le serait très fort, une lumière rouge parait à l'intérieur et lui permet d'avancer plus vite. C'était Mélodie, sa meilleure amie, qui lui avait donnée. Il faut dire que les deux amies étaient doté de pouvoir mais ne savait pas encore très bien les utilisés, alors elles utilisaient de petites babioles.
Rayan se tourna vers Céline:
- Comment c'est déroulé ta semaine à l'école?
- Très bien. Et toi? Répondit-elle.
- Yes, on peut dire que ça a été. Répondit-il.
- Tu t'es encore ennuyer?
- Oui. Je ne suis pas fais pour rester toute la journée assis sur une chaise à regarder des profs défilés devant un tableau noir.
Elle lâcha un petit rire. Il sourit.
Ils continuèrent à marcher dans les rues froides de l'hiver. Rayan se plaça à côté d'un grand homme qui regardait à travers la vitre d'une boutique de casette vidéo et de DVD. Il se pencha sur la vitre faisant mine de regarder attentivement un des boîtiers qui y était exposé. Doucement, il fourra sa main dans la poche du grand homme et y sortit un portefeuille. Le jeune garçon le cacha sous sa veste, y sortit l'argent et remit le portefeuille à sa place. Le grand homme le regarda et s'éloigna. Le garçon rejoignit son amie et sortit son butin hors de sa poche. En tout, il y avait cent euros, Daryl allait surment être content.
De retour à la maison, tout le monde, un par un, déposait leur butin sur la table devant le chef. Swan avait une montre, un bracelet en or et dix euros. Un autre avait un collier en or plaquer, un mouchoir en tissu, six pommes vertes et vingt cinq euros. Le plus jeune, neuf ans, avait une bouteille de whisky, quatre oranges et vingt euros. Le suivant, dix ans, avait cinquante euros et un paquet de sucrerie. Un autre avait un paquet de spaghetti, deux petites bouteilles de coca et un bracelet d'argent.
Rayan avait cent euros et deux colliers en perles.
Quand vint le tour de Céline, elle déposa sur la table un billet de vingt euros, quelques pièces et une montre.
Elle n'avait pas plus, et de toute façon, elle n'avait pas beaucoup de place dans ses deux poches. Les garçons, eux, avait des manteaux spéciale avec beaucoup de poches profondes.
Daryl se redressa sur sa chaise:
- Indeed my children, I am proud of you. Vous serez de grands hommes.
Son fils le salua et s'assit sur une chaise. Céline s'assit à ses côtés.
Nancy, la fille de Daryl, entra. Le chef lui demanda sur un ton un peu glacial:
- Where are you from? You would have been able to prevent me! (D'où viens tu? Tu aurais pu me prévenir!)
Nancy se tourna vers lui et répondit sur le même ton:
- I was with Stefan, did not thus keep silent any more about confidence in me? The time of Billy is to cross Daryl! What you still have? You are very bad-tempered! (J'étais avec Stefan, n'as-tu pas confiance en moi? La période de Billy est finie Daryl! Qu'as-tu? Tu es de mauvaise humeur!)
Ensuite, se tournant vers les garçons et Céline, elle rajouta en français:
- Il est comme ça depuis tant tôt?
Un des garçons rit et fit signe de la tête que oui. Daryl se leva:
- Nancy stops little. I am not of bad humor. But you know well that one never know... (Nancy, arête un peu! Je ne suis pas de mauvaise humeur. Mais tu sais bien qu'on ne sait jamais...)
- Je sais ce que je fais.
Le chef s'assit à côté de ses enfants, à la table. Il sortit un jeu de carte et les sortit de son paquet.
- Allons, my boys, jouons un peu.
Comme chaque soir, Daryl leurs distribua sept cartes et ils commencèrent à jouer à un jeu que le vieil homme avait inventé au début qu'il recueillait les enfants de la rue.
Si Céline aurait dû faire le portrait moral de Daryl, elle aurait dit qu'il était quelqu'un sur de lui, quelqu'un qui savait parfaitement ce qu'il voulait. Malgré qu'il fût extrêmement avare, il restait quand même généreux. Oui, car il recueillait des enfants de la rues, leur donnait une maison, de quoi manger, un lit, et leur apprenait à se débrouiller. Avare, il le restait quand même. Il leurs était totalement interdit de toucher son argent ou ses bijoux, d'ailleurs il les cache dans un endroit qu'il est le seul à savoir. Si non, il est toujours là quand ces garçons ont des ennuis, il était un peu comme leur mentor. Il savait beaucoup de chose et ses paroles étaient toujours utiles. Il était toujours là pour les aider et les défendre. Daryl était un homme fort intelligent. Mais, comme toutes personnes, il avait un mauvais côté: il était parfois brut, et personne n'osait le contredire. Tout le monde craignait sa colère. Quand un de ces garçons sortait du droit chemin, aurait aimé partir ou avait des doutes, pour le garder dans le droit chemin, tout était bon: gentillesse comme bâton. A part ces défauts, c'était quelqu'un de respectable, à qui on devait beaucoup.
Nancy rabaissa ses cartes sur la table, elle avait gagnée.
Tout Bascule; Chapitre 1

# Posté le samedi 02 septembre 2006 13:10

Modifié le lundi 25 décembre 2006 14:38

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