Le lendemain, Céline se réveilla à dix heures. Elle aimait bien les vacances car elle pouvait dormir tard. Enfin, elle fut réveillée par Adrien qui faisait beaucoup de bruit en bas. Après s'être lavé et habiller, elle descendit et le vit en train d'aspirer avec son manteau sur le dos. Il avait l'air soucieux et énerver.
Elle demanda:
- Tu fais quoi? On t'entend jusqu'en haut!
Il continuait d'aspirer et lui dit sans tourner la tête:
- Erine n'est toujours pas là! Ce n'est pas normal!
La jeune fille s'avança et enleva la prise de l'aspirateur, il se tourna vers elle d'un geste rapide:
- Elle ne viendra pas. Lui apprit-elle.
- Qu'est-ce que tu racontes? Elle vient tous les jours! Elle me l'aurait dit si elle ne venait pas!
- Elle me l'a dit. Hier.
Il déposa le manche de l'aspirateur.
- Ce n'est pas vrai?
- Si. Elle à besoin de rester un peu chez elle et de sortir tu sais.
- Et moi?
- Tu es grand Adrien. Tu peux te passer d'elle quelques jours. Tu 'as toujours fais avant de la connaître. Tu avais besoin d'elle un moment mais maintenant sa va mieux. Elle risque de s'éloigner plus si tu la retiens.
Il la regardait bizarrement. Comme si il ne comprenait pas. Erine avait raison. Céline lâcha:
- Ne fais pas semblant avec moi. Tu n'as pas besoin. Je sais que tu va mieux, beaucoup mieux et que tu fais semblant car tu as peur de la perde.
Il prit l'aspirateur et le rangea dans son carton. Il saisit le téléphone composa un numéro. Il resta quelque instant immobile, regarda sa fille et redéposa le téléphone. Il s'assit dans le divan et ne bougea plus.
Il restait là, fixant le mur devant lui. Il lui fit de la peine. La jeune fille devait faire quelques choses mais elle ne savait pas quoi. Rentrer dans son jeu ne serait pas bien. Elle cherchait ce qu'elle pourrait faire quand il lui demanda:
- Elle est fâchée sur moi n'est-ce pas? C'est pour cette raison qu'elle ne vient pas aujourd'hui? Je t'en conjure, je ne le fais pas exprès. Mais si par moment je me rend compte de la façon que j'agis et que pas avant je ne fais pas totalement tous exprès. Je suis en bonne voie, oui, mais pas encore guéris. Je suis désolé si je lui fais du mal mais je ne suis pour rien.
C'est la première fois que Céline l'entendait parler en employant des mots un peu plus adultes. Il avait parlé sans arrêter de fixer le mur devant lui. Elle répondit:
- Non elle n'est pas fâcher, elle as juste besoin un peu de distance. C'est dur pour elle aussi.
A midi, il ne mangea rien et à trois heures de l'après midi il était toujours au même endroit: assis dans le divan, regardant le mur devant lui, ne disant rien et avec toujours sur lui son manteau brun. Le téléphone sonna, il ne se leva pas.
Céline répondit.
- Allo?
- Bonjour Céline, comment sa va? Adrien est tomber su sa tête, il ne m'a pas encore téléphoner. Demanda Erine.
- Il a voulu, mais il ne l'a pas fait. Je lui ai parlé, il ne semblait pas comprendre, je lui ai demandé si il le faisait exprès, il m'a dit que non, même si parfois il se rendait compte de ce qu'il faisait.
- Et il fait quoi maintenant?
- Depuis dix heures et demie il est assis dans le divan et regarde le mur. Il n'a rien mangé à midi et ne répond pas quand je lui parle.
- Ce n'est pas vrai! Essaye de le forcer à avaler quelque chose. Si je sens que sa va, je viendrais un peu. Si non je suis désolé mais il jeûnera aujourd'hui.
Elle fit ce qu'Erine lui avait demandé de faire mais il refusait de manger et continuait à regarder le mur. Vers six heures, il lui parla.
- Elle me manque.
- Erine? Demanda Céline.
- Et ma femme.
Elle se tut. Elle ne savait pas quoi faire.
Erine ne vint pas pendant deux jours et Adrien resta à la même place pendant ces deux jours sans manger.
Le voir ainsi attristait la jeune fille, elle avait tout essayer. Quand elle lui parlait, il ne tournait même pas la tête. Agacée, elle avait fait comme si il n'était pas là, à contre c½ur. Erine téléphonait le soir.
Le jour où Erine revint, Céline s'en rappellera toujours. Quand elle entra dans la maison il sauta du divan, voulu s'approcher et s'arrêta net. Elle regarda jeune fille:
- On fait quoi? On l'ignore comme il a fait pendant ces deux jours ou on lui parle?
Elle rit et se tourna vers lui. Il était debout et souriait, il semblait attendre.
- Alors on ne mange plus?
Il ne répondit pas, elle s'avança et lui donna un sachet avec de la nourriture.
Il le saisit vivement et murmura un faible merci. Il regarda ensuite sa fille:
- Excuse moi Céline. C'est juste que... que hier c'était le jour ou je me suis marié. J'ai été stupide, je m'en rends compte maintenant. Et... ce que tu m'as dis... tu as raison sur un point.
Il mangea et monta en haut prendre un bain et se changer. La jeune fille en profita pour parler avec Erine.
- Alors, sa va mieux?
Elle sourit:
- Oui, merci. Tu ne devineras pas.
Elle se tourna vers Céline et continua en riant:
- Il m'a manqué. Oui toutes ces manies m'ont manquer je me suis même surprise en train de remettre un cadre droit à la perfection.
Céline rit. Erine n'avait plus cette air abattu qu'elle avait la dernière fois.
Quand Adrien annonça:
- Je vais travailler, le patron dois ce demander se que j'ai fais pendant deux jours.
La jeune femme s'exclama:
- Ho, tu ne peux pas savoir à quel point.
Ils partirent tous les deux. Avant de refermer la porte, Adrien ne pu s'empêcher de remettre le paillasson comme il voulait qu'il soit et il referma la porte derrière lui.
Il était de retour.

